Nouvelles de la Station spatiale internationale

Le Canadarm2 prêt à attraper le vaisseau-cargo Cygnus

Source : NASA.

Le 2 novembre, le vaisseau-cargo Cygnus de Northrop Grumman sera lancé du centre spatial de Wallops Island, en Virginie, pour ravitailler la Station spatiale internationale.

Deux jours plus tard, les astronautes de la NASA Christina Koch et Jessica Meir l'attraperont avec le Canadarm2. Les contrôleurs de vol de l'Agence spatiale canadienne, à Saint-Hubert, et du centre spatial Johnson, à Houston, feront ensuite équipe pour l'amarrer à la Station.

Le vaisseau de ravitaillement devrait rester dans l'espace pendant plus de deux mois, pendant que l'équipage poursuit ses importantes recherches scientifiques à bord du laboratoire orbital.

L'engin spatial est envoyé à la Station au moment où une série de sorties dans l'espace sont réalisées. Des astronautes se sont aventurés hors de la Station trois fois en pour installer de nouvelles batteries au lithium-ion et remplacer un chargeur/déchargeur de batterie défectueux. Ce composant a été remplacé par Christina Koch et Jessica Meir lors de la toute première sortie extravéhiculaire entièrement féminine à la Station. D'autres sorties dans l'espace sont prévues d'ici la fin de l'année.

Le lancement de Cygnus sera retransmis en direct sur la chaîne NASA TV (en anglais seulement) le à compter de 9 h 30 (HE).

Les manœuvres pour attraper le vaisseau-cargo seront aussi retransmises en direct, le à partir de 4 h 15 (HE) (Cygnus devrait être attrapé vers 5 h 45 [HE]).

Le Canadarm2 aidera les astronautes à attraper un vaisseau-cargo et à installer de nouvelles batteries sur la SSI

Source : NASA.

Le , le véhicule de transfert japonais H-II (HTV) se dirigera vers la Station spatiale internationale (SSI) chargé d'équipement, y compris de nouvelles batteries pour moderniser le système électrique du laboratoire orbital.

Quatre jours plus tard, les astronautes de la NASA Christina Koch et Andrew Morgan effectueront un attrapé cosmique à l'aide du Canadarm2 pour saisir le vaisseau‑cargo. Les contrôleurs de vol au sol amarreront ensuite le HTV au module Harmony de la Station.

Après la manœuvre en haute altitude, le Canadarm2 déchargera six nouvelles batteries au lithium-ion et plaques de fixation. Ce nouvel ensemble remplacera une douzaine de batteries au nickel-hydrogène de la Station qui stockent l'énergie électrique essentielle au fonctionnement quotidien de celle‑ci.

Les opérations de remplacement seront une combinaison unique de collaboration robotique et humaine. Les contrôleurs de vol commanderont Dextre pour déverrouiller l'un des boulons de fixation de chaque nouvelle batterie lorsque le Canadarm2 positionnera le nouvel ensemble près du lieu de travail. Les batteries seront ensuite remplacées et reliées manuellement par des astronautes qui effectueront une série de sorties dans l'espace.

Le lancement du HTV sera diffusé en direct le à 11 h 30 (HE) sur la chaîne NASA TV (en anglais seulement). Les opérations de rendez-vous et de capture seront également diffusées le à 5 h 45 (HE).

Le robot canadien Dextre aidera à améliorer la capacité de ravitailler les satellites et les engins spatiaux en orbite

Vidéo d’animation par ordinateur de Dextre, le robot canadien polyvalent de la Station spatiale internationale, qui montre certaines des manœuvres réalisées dans le cadre de la 3e mission de ravitaillement robotisé de la NASA. (Source : Agence spatiale canadienne)

Du au , à la Station spatiale internationale, le robot polyvalent canadien Dextre servira à démontrer comment des robots pourraient un jour ravitailler des satellites et d'autres engins spatiaux afin de prolonger leur vie utile.

Dans le cadre de la 3e mission de ravitaillement robotisé (RRM3) de la NASA, Dextre sera utilisé en raison de sa capacité confirmée de réaliser des tâches très délicates à la Station spatiale internationale. Il servira à mettre à l'épreuve le matériel et les procédures nécessaires au stockage et au transfert de fluides cryogéniques.

Ces fluides, notamment le méthane et l'hydrogène liquides, sont essentiels à l'avenir de l'exploration spatiale puisqu'on s'en sert comme liquide de refroidissement et de carburant pour les satellites et d'autres engins spatiaux.

Le ravitaillement robotisé des engins spatiaux en gaz liquéfié permettrait d'effectuer de longues missions d'exploration habitées loin de la Terre. Par exemple, l'eau sur la Lune pourrait être décomposée par électrolyse en hydrogène liquide – à la base du carburant pour les fusées – et en oxygène liquide, qui pourrait reconstituer les réserves d'air respirable des astronautes qui s'en vont encore plus loin dans l'espace.

Travailler avec des fluides cryogéniques en microgravité exige une grande précision puisque :

  • ils doivent être maintenus à très basse température pour qu'ils ne se gazéifient pas;
  • leur quantité serait limitée dans des endroits lointains comme la Lune ou Mars.

Les contrôleurs de vol au sol seront aux commandes de Dextre pendant les opérations de RRM3 et utiliseront des outils conçus expressément pour le test. Dextre a permis de réussir haut la main les phases précédentes de la mission entre et . Il a notamment effectué l'installation de la charge utile en tant que telle et ensuite démontré qu'il était en mesure de réaliser certaines tâches, comme retirer un bouchon, couper des fils et ouvrir une valve, le tout sur une maquette de satellite de la taille d'une machine à laver, dotée de divers éléments typiques des satellites.

Pour être au courant des dernières nouvelles sur les activités canadiennes de robotique, suivez l'Agence spatiale canadienne dans les médias sociaux.

Le Canadarm2 attrapera bientôt le vaisseau de ravitaillement Dragon

Source : NASA.

Le , le vaisseau-cargo Dragon de SpaceX sera lancé en direction de la Station spatiale internationale depuis le cap Canaveral à bord d'une fusée Falcon 9.

Deux jours plus tard, les astronautes de la NASA Nick Hague et Christina Koch se serviront du Canadarm2 pour l'attraper et l'amarrer à la Station.

L'équipage à bord du laboratoire orbital transbordera le contenu de la soute pressurisée, notamment deux éléments canadiens :

  • un enregistreur de données et une batterie pour le biomoniteur, un système canadien équipé d'un maillot intelligent qui enregistre les signes vitaux des astronautes jour et nuit;
  • des bandelettes d'analyse de glycémie pour Vascular Aging, une nouvelle expérience canadienne qui vise à examiner de plus près pourquoi, en orbite, les artères des astronautes perdent de leur élasticité et pourquoi ces derniers développent une résistance à l'insuline.

Les contrôleurs de vol au sol se serviront de Dextre, le robot à deux bras de la Station, pour retirer de la soute du vaisseau-cargo un adaptateur d'amarrage international (IDA), un élément important puisqu'il élargira les possibilités d'amarrage de véhicules commerciaux.

L'installation de l'IDA nécessitera l'utilisation de Dextre et une intervention de l'équipage de la Station : le robot canadien positionnera l'IDA et, ensuite, deux astronautes sortiront de la Station pour faire les branchements électriques.

Dragon devrait rester amarré à la Station pendant un mois environ. Il sera renvoyé sur Terre avec du matériel scientifique, dont des échantillons d'air, d'haleine et de sang prélevés pour MARROW, une étude canadienne qui vise à mesurer les changements des cellules adipeuses de la moelle osseuse avant et après une période de six mois en microgravité.

Le lancement de Dragon sera retransmis en direct sur la chaîne NASA TV (en anglais seulement) le dès 17 h 45 (HE).

Le Canadarm2 attrapera le vaisseau-cargo le , ce qui sera aussi diffusé en direct sur la même chaîne.

Sprint d'expériences canadiennes dans la dernière ligne droite de la mission de David Saint-Jacques

David Saint-Jacques participe à l'expérience Radi-N2

Sources : Agence spatiale canadienne/NASA.

Depuis son arrivée à la Station spatiale internationale en , l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) David Saint-Jacques a participé à des centaines d'expériences scientifiques.

Pendant son dernier mois à bord du laboratoire orbital – son retour sur Terre est prévu pour le  –, l'astronaute canadien continuera de recueillir des données dans le cadre d'expériences et de démonstrations de technologies canadiennes.

David Saint-Jacques sera chargé de réaliser diverses tâches, dont les suivantes :

  • Répondre à un questionnaire pour At Home in Space, la première expérience psychosociale du Canada qui vise à examiner comment les astronautes font pour se sentir chez eux dans le milieu stressant de l'espace.
  • Installer le bioanalyseur, une technologie canadienne qui permet d'analyser rapidement divers fluides corporels, comme le sang, la salive et l'urine.
  • Terminer la configuration du biomoniteur, un système canadien qui comporte un maillot intelligent et qui mesure sans interruption, jour et nuit, les signes vitaux des astronautes.
  • Prélever des échantillons de sang, d'haleine et d'air ambiant pour MARROW, une étude canadienne qui permet de mesurer les changements subis dans l'espace par la moelle osseuse et les cellules qu'elle produit.
  • Prélever des échantillons de sang, passer des échographies et mesurer régulièrement sa pression artérielle pour Vascular Echo, la deuxième des trois expériences canadiennes Vascular qui visent à mieux comprendre les effets de la microgravité sur le système cardiovasculaire.
  • Répartir dans la Station et récupérer après un certain temps les détecteurs à bulles de l'expérience canadienne Radi-N2 qui servent à détecter le rayonnement neutronique, ce qui pourrait aider à mettre au point des contremesures pour atténuer les risques des missions de longue durée pour la santé des astronautes.

Les expériences scientifiques canadiennes menées à bord de la Station spatiale aident à acquérir des connaissances pour améliorer notre qualité de vie sur Terre et préparer l'humanité aux missions d'exploration dans l'espace lointain.

Suivez David Saint-Jacques et l'ASC dans les médias sociaux pour connaitre les tout derniers développements.

Exécution parfaite d'une intervention critique à la SSI par les robots spatiaux canadiens

2 mai 2019 – Dextre pendant les manœuvres de remplacement du composant électrique défectueux, visible au bas de l'image. (Source : NASA.)

Grâce à une collaboration internationale rapide, les robots canadiens Canadarm2 et Dextre ont permis de réussir, au petit matin le , une intervention critique visant à rétablir entièrement le courant à la Station spatiale internationale. Trois jours avant, le , la défaillance d'un composant électrique appelé MSBU (boitier de commutation) a provoqué une panne, réduisant d'environ 25 % l'alimentation de la Station.

Une équipe internationale d'experts en robotique de l'Agence spatiale canadienne (ASC), de la NASA et de l'entreprise MDA se sont rapidement mis au travail pour planifier la façon dont le Canadarm2 et Dextre remplaceraient le composant défectueux par un autre de rechange.

La panne d'électricité n'a eu aucun effet immédiat sur l'équipage, qui a branché des câbles d'appoint pour rediriger le courant vers les expériences scientifiques et d'autre matériel dans le laboratoire orbital.

C'est la deuxième fois seulement que ce type de composant est remplacé à l'aide des robots. Il a été possible de boucler rapidement l'opération – en un temps record de 72 heures – grâce à l'expérience précieuse acquise deux ans plus tôt. En , le même type de remplacement avait nécessité de travailler jour et nuit pendant près de 10 jours, soit trois fois plus longtemps.

Sans les robots spatiaux canadiens, il aurait vraisemblablement fallu que des astronautes sortent dans l'espace à l'imprévu pour réaliser l'opération, une tâche complexe qui les éloigne de leur travail principal, les expériences scientifiques en microgravité.

Cette intervention couronnée de succès rend possible le lancement du vaisseau-cargo Dragon le , que le Canadarm2 attrapera le , David Saint-Jacques aux commandes. Ce sera la première fois qu'un astronaute de l'ASC fera un « attrapé cosmique ».

David Saint-Jacques attrapera un vaisseau-cargo Dragon avec le Canadarm2

Source : NASA.

Le vaisseau-cargo Dragon de SpaceX devrait partir pour la Station spatiale internationale le . Il sera lancé depuis le cap Canaveral à bord d'une fusée Falcon 9.

Deux jours plus tard, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) David Saint-Jacques, assisté de l'astronaute de la NASA Nick Hague, se servira du Canadarm2 pour attraper le vaisseau spatial.

Ce sera la première fois où un astronaute de l'ASC utilisera le bras robotisé canadien pour effectuer un « attrapé cosmique » et la 35e fois où ce bras de 17 mètres servira à attraper un vaisseau en vol libre.

L'équipage de la Station déchargera ensuite ce qui est embarqué dans la soute pressurisée de Dragon, notamment 1,2 million de graines de tomate envoyées pour le projet éducatif canadien Tomatosphère.

Dans les jours suivant l'amarrage de Dragon, des contrôleurs de vol au sol, à l'ASC, à Saint-Hubert, et au centre spatial Johnson de la NASA, à Houston, se serviront de Dextre pour décharger le contenu de la soute non pressurisée et y recharger du matériel.

Dragon devrait rester amarré à la Station pendant environ un mois, après quoi il rapportera les graines de tomate sur Terre. Les élèves les feront pousser dans le cadre de Tomatosphère : dans leur expérience scientifique, ils mesureront et compareront la croissance des diverses semences. Le vaisseau-cargo rapportera aussi des échantillons de sang et d'air pour MARROW, une étude canadienne qui porte sur les changements subis par la moelle osseuse des astronautes dans l'espace.

Le lancement de Dragon sera retransmis en direct sur la chaîne NASA TV (en anglais seulement) le samedi dès 2 h 30 (HE).

Les manœuvres pour attraper Dragon seront retransmises en direct sur la chaîne YouTube de l'ASC le lundi dès 6 h 40 (HE) (début des manœuvres prévu vers 7 h [HE]).

Anne McClain et David Saint-Jacques utiliseront le Canadarm2 pour attraper un vaisseau-cargo plein de matériel canadien

Le vaisseau-cargo Cygnus

Source : NASA.

Le , le vaisseau-cargo Cygnus de la société Northrop Grumman sera lancé de l'île Wallops, en Virginie, pour ravitailler la Station spatiale internationale.

Deux jours plus tard, l'astronaute de la NASA Anne McClain et l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne David Saint-Jacques seront aux commandes du Canadarm2 pour attraper le véhicule spatial filant à la même vitesse que la Station, soit environ 28 000 km/h.

Anne McClain manœuvrera le bras robotisé alors que David Saint-Jacques l'appuiera en surveillant continuellement l'approche du vaisseau-cargo. Un contrôleur de vol canadien fera partie de l'équipe au sol chargée de l'opération de robotique depuis le centre de contrôle de mission de la NASA à Houston, au Texas.

Cygnus acheminera à la Station des centaines de kilos de matériel, notamment des technologies et de la nourriture canadiennes :

  • le bioanalyseur, un appareil qui permettra d'analyser le sang, l'urine ou la salive à bord de la Station, ce qui évitera souvent de congeler les échantillons;
  • des maillots intelligents du biomoniteur et des trousses de prélèvement qui seront utilisés pour recueillir des données dans le cadre de Vascular Aging, une nouvelle étude canadienne en santé qui examine de plus près la perte d'élasticité des artères et la résistance à l'insuline des astronautes;
  • de la nourriture canadienne, comme du saumon fumé, des biscuits à la crème d'érable, du risotto aux champignons et au fromage et du chili au bison (plat inspiré de la recette préférée de la famille de David Saint-Jacques).

Cygnus devrait rester amarré au laboratoire orbital jusqu'à la fin de juillet.

Le lancement sera retransmis dès 16 h 15 (HE) le sur la chaîne NASA TV (en anglais seulement) et les manœuvres pour attraper Cygnus avec le Canadarm2 le seront à partir de 4 h 00 (HE) le .

Sortie dans l'espace de l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne David Saint-Jacques : une réussite!

Source : Agence spatiale canadienne/NASA.

Accompagné de l'astronaute de la NASA Anne McClain, David Saint-Jacques est sorti dans l'espace pendant six heures et demie pour travailler à l'extérieur de la Station spatiale internationale (SSI).

Les deux astronautes ont déplacé une plaque de fixation pour les batteries et ont branché des câbles électriques qui serviront de circuit électrique redondant au Canadarm2, le bras robotisé de la Station.

Ils ont aussi mis à niveau le système de communications sans fil de la Station et installé de l'équipement de structure destiné à une plateforme scientifique extérieure.

Après avoir mis leur combinaison spatiale, David Saint-Jacques et Anne McClain sont sortis du sas à 7 h 31 (HE) au moment où la Station survolait le Chili. Après avoir fait le travail requis, ils sont rentrés à 14 h (HE).

C'est la 216e sortie dans l'espace de l'histoire de la SSI. Le dernier astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) à sortir dans l'espace est Dave Williams, le , pendant la mission STS-118.

Un enregistrement de la sortie dans l'espace est disponible sur la chaîne YouTube de l'ASC.

La recherche et la technologie canadiennes à bord de la SSI présentées dans le livre International Space Station Benefits for Humanity

La Station spatiale internationale

Source : NASA.

La Station est habitée en permanence depuis plus de 18 ans : plus de 2500 expériences scientifiques y ont été réalisées. Le livre International Space Station Benefits for Humanity (en anglais seulement) (3e éd.) souligne la recherche marquante, dont certaines études et technologies canadiennes :

  • neuroArm, IGAR et Modus V, des appareils médicaux inspirés des robots spatiaux canadiens;
  • l'étude CCISS et les expériences Vascular sur le système cardiovasculaire menées en orbite;
  • la mission de ravitaillement robotisé, qui a démontré les fines manipulations possibles avec Dextre;
  • Tomatosphère, un projet canadien incitant les élèves à s'éveiller aux sciences et à la recherche spatiale;
  • les Q-cards, de petites cartes de traitement de données mises au point par l'entreprise canadienne Xiphos Technologies;
  • la technologie de guidage pour l'amarrage TriDAR, développée par l'entreprise canadienne Neptec (en anglais seulement)

Ce livre est le fruit de la collaboration des représentants du partenariat international de la SSI au sein du ISS Program Science Forum (Forum scientifique du Programme de la Station spatiale internationale) : Agence spatiale canadienne, Agence spatiale européenne, Agence japonaise d'exploration spatiale, Roscosmos, Agence spatiale italienne et NASA.

Première sortie dans l'espace de l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne David Saint-Jacques

David Saint-Jacques se prépare pour une sortie dans l'espace

Source : Agence spatiale canadienne/NASA.

Le 8 avril, David Saint-Jacques sortira dans l'espace pour la première fois pour travailler à l'extérieur de la Station spatiale internationale. Il sera accompagné de l'astronaute de la NASA Anne McClain.

Pendant leur sortie, qui devrait durer sept heures, ils déplaceront tout d'abord une plaque de fixation pour les batteries et mettront à niveau le système de communications sans fil de la Station.

Ils brancheront ensuite des câbles électriques au centre de la poutrelle principale, où se trouve le rail qui permet aux robots canadiens de se rendre à divers points de raccordement. Une fois branchés, ces câbles serviront de circuit électrique redondant au Canadarm2, le bras robotisé de 17 m essentiel pour la maintenance du laboratoire orbital.

Pour terminer, il installeront de l'équipement de structure pour une future plateforme extérieure qui accueillera des expériences scientifiques.

Une séance d'information sur cette sortie dans l'espace sera diffusée sur la chaîne YouTube de l'Agence spatiale canadienne (ASC) le à 14 h (HE).

La sortie dans l'espace sera retransmise en direct sur la chaîne YouTube de l'ASC le dès 6 h 30 (HE). David Saint-Jacques et Anne McClain devraient sortir du sas de la Station vers 8 h 20 (HE).

Deux sorties dans l'espace prévues pour compléter l'installation de nouvelles batteries à la Station spatiale internationale

Source : NASA.

Le , les astronautes de la NASA Anne McClain et Nick Hague sortiront dans l'espace pour travailler sur la paroi extérieure la Station spatiale internationale.

Une semaine plus tard, Christina Koch de la NASA se joindra à Nick Hague. Ils finiront d'installer les nouvelles batteries au lithium-ion de la Station.

L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne David Saint-Jacques leur prêtera main-forte au moment d'enfiler leur combinaison blanche destinée à assurer leur survie dans l'environnement hostile de l'espace.

Les nouvelles batteries sont arrivées à la Station à bord du vaisseau-cargo japonais H-II (HTV) en .

Avant chaque sortie dans l'espace, les contrôleurs de vol de Houston, à la NASA, et de Saint-Hubert, à l'Agence spatiale canadienne, se serviront du robot Dextre pour remplacer les douze batteries d'origine au nickel-hydrogène par les six nouvelles batteries.

Le Canadarm2 et Dextre aideront à surveiller les opérations pendant que les astronautes feront leur travail, c'est-à-dire installer les plaques de fixation et brancher les batteries manuellement.

Une séance d'information sera diffusée sur la chaîne NASA TV (en anglais seulement) le à 14 h (HE).

Les sorties dans l'espace seront retransmises en direct sur la chaîne YouTube de l'Agence spatiale canadienne les et dès 6 h 30 (HE).

Déclaration commune de la Commission multilatérale de coordination

La station spatiale lunaire Gateway

Source : NASA.

La Commission multilatérale de coordination (la Commission) de la Station spatiale internationale (SSI), qui voit à la gestion de la SSI, s'est réunie le . Ses membresNote de bas de page 1 ont souligné le 20e anniversaire récent du lancement du premier module de la Station ainsi que le succès du partenariat de la SSI. Non seulement cette équipe internationale a construit la Station spatiale et relevé les nombreux défis de son exploitation quotidienne, mais elle a surtout engendré des retombées favorables concrètes pour l'humanité.

Les nouvelles connaissances scientifiques et l'innovation technique sont des résultats importants du programme de la SSI. Ces avancées permettent de nous occuper du développement durable sur Terre et d'aider aux préparatifs visant l'exploration habitée de l'espace lointain. La Commission a fait remarquer que plus de 100 pays ont jusqu'à maintenant utilisé la Station spatiale pour faire de la recherche ou à des fins pédagogiques. De plus, les représentants se sont dits satisfaits de la façon dont la SSI soutient la croissance de l'économie dans les domaines de la recherche, des activités commerciales et des services en orbite basse terrestre.

La Commission a rappelé, par ailleurs, qu'il y a près de 50 ans, des astronautes se sont posés sur la Lune pour la première fois. Elle s'est penchée sur tout le travail effectué par les partenaires de la SSI dans l'étude des concepts visant l'exploration habitée de la Lune et ensuite de Mars. En soulignant l'importance du caractère abordable et durable de l'exploration, les représentants de la Commission ont discuté de leur intérêt commun quant à la réalisation de la prochaine étape, soit la mise en orbite d'une station spatiale habitée autour de la Lune. Du nom de « Gateway » lunaire, cette station située mille fois plus loin de la Terre que la SSI servira d'escale pour l'exploration de la surface lunaire.

Dans une perspective large de l'exploration habitée de la Lune, la Commission a reconnu que le « Gateway » lunaire était une des prochaines étapes cruciales. Grâce au « Gateway » lunaire, il sera possible d'explorer la surface de la Lune, que ce soit par des humains ou des robots, et d'acquérir l'expérience inestimable nécessaire pour relever les défis des missions ultérieures vers Mars. En raison de son emplacement unique, le « Gateway » lunaire permettra non seulement d'explorer la surface lunaire, mais aussi de faire de grandes découvertes scientifiques dans un environnement spatial très différent de celui de la SSI. Comme cette station spatiale lunaire suivra une orbite spéciale, la Terre et la surface de la Lune seront bien visibles pour une bonne transmission des communications. Ce projet stimulera le développement de technologies de pointe, fera croitre le secteur économique émergent de l'espace et continuera de faire profiter aux populations sur Terre des avantages sociaux découlant de l'exploration spatiale. En définitive, le « Gateway » lunaire permettra aux partenaires internationaux et commerciaux de participer à l'exploration spatiale habitée ainsi qu'à la recherche et au développement technologique, et sera fondamental pour l'établissement d'une présence humaine permanente dans le voisinage et sur la surface de la Lune.

Après des années d'études approfondies menées par les agences, qui ont débouché sur une évaluation technique concluante, la Commission a donné son aval aux plans visant à poursuivre le développement du « Gateway » lunaire. Elle a accueilli favorablement l'intention de chaque agence d'amorcer les processus d'approbation et de financement auprès de leurs parties intéressées respectives pour fournir des éléments, des modules et des capacités spécifiques au « Gateway » lunaire, et les avantages qui en découlent, fondés sur un concept commun (voir infographie intitulée Gateway configuration concept [en anglais seulement]).

La Commission a accueilli avec enthousiasme l'annonce du Canada du selon laquelle le pays participerait au projet du « Gateway » lunaire et fournirait des robots de pointe, l'Agence spatiale canadienne devenant ainsi le premier partenaire à se joindre à la NASA dans ce projet.

Enfin, en évoquant l'ambition et les décisions visionnaires qui ont mené au succès des programmes Apollo et de la SSI, les membres de la Commission ont dit tous espérer que le « Gateway » lunaire permettra d'accomplir de nouvelles réalisations dans le domaine de l'exploration spatiale, qu'il sera le prochain jalon sur la voie continue de l'exploration de la Lune et de l'espace lointain, et qu'il incarnera la prochaine collaboration internationale scientifique et technologique fructueuse, véritable inspiration pour la prochaine génération.

L'astronaute canadien David Saint-Jacques surveillera l'arrivée de la capsule Crew Dragon de SpaceX à la Station spatiale internationale

Source : SpaceX.

Le , SpaceX lancera sa capsule Crew Dragon, du nom de Demo-1, pour un vol d'essai à destination de la Station spatiale internationale.

Le lendemain, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) David Saint-Jacques et l'astronaute de la NASA Anne McClain feront une inspection visuelle de la manœuvre d'arrimage automatisée de Demo-1. David entrera ensuite dans la capsule arrimée : il sera le premier astronaute à le faire.

Lancé depuis le centre spatial Kennedy de la NASA, en Floride, le vaisseau inhabité acheminera environ 180 kg de fournitures et de matériel à la Station, où il restera amarré pendant cinq jours. Les et , des contrôleurs de vol au sol, spécialisés en robotique, se serviront des caméras du Canadarm2 pour inspecter la coque de la capsule.

L'arrivée et l'arrimage de vaisseaux habités commerciaux à la Station constituent un jalon important de l'histoire des vols spatiaux habités et du programme des équipages commerciaux de la NASA.

Le lancement (, 2 h [HE]), l'arrivée et l'arrimage (, 3 h 30 [HE]) ainsi que l'ouverture de l'écoutille (, 8 h 30 [HE]) seront retransmis en direct sur la chaîne NASA TV (en anglais seulement).

Le , à 10 h 35 (HE), la cérémonie d'accueil de Crew Dragon sera retransmise sur la chaîne YouTube de l'ASC.

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