Sélection de la langue

Recherche


Haut de page

La mission XRISM : des scientifiques canadiens pourront observer l'Univers chaud

On entend souvent dire que l'espace est froid et vide. C'est vrai dans presque toute l'immensité de l'Univers, mais certains corps célestes sont toutefois très chauds. Par exemple, au centre de la plupart des galaxies se trouvent des trous noirs supermassifs où les régions avoisinantes peuvent atteindre une température de plusieurs millions de degrés.

Les rayons X sont une forme de lumière à haute énergie invisible à l'œil nu. De nombreux corps célestes émettent des rayons X, comme les étoiles massives, les supernovas, les régions autour des trous noirs et les amas de galaxies. Puisque l'atmosphère terrestre nous protège de ce rayonnement, les astronomes doivent envoyer des télescopes dans l'espace pour étudier ces objets exotiques.

Le nouveau télescope spatial X-Ray Imaging and Spectroscopy Mission (XRISM) de l'Agence japonaise d'exploration spatiale (JAXA) permettra d'étudier la formation des galaxies et la mort des étoiles, les deux phénomènes étant souvent violents et produisant une chaleur intense. La NASA fournit un élément important à cette mission : le spectromètre à rayons X Resolve, qui mesure l'énergie des photons.

Le rôle du Canada dans la mission

Le télescope XRISM est doté de deux instruments scientifiques : Resolve, et Xtend, un imageur de rayons X. Ces instruments devaient être testés et étalonnés avant leur installation et le lancement de XRISM. La NASA a effectué les tests sur le spectromètre Resolve au Centre canadien de rayonnement synchrotron, à Saskatoon, en Saskatchewan, où l'accélérateur peut générer des rayons X.

Pr Luigi Gallo, membre de l'équipe scientifique de XRISM, professeur d'astronomie et de physique à l'Université Saint Mary's. (Source : Ryan Taplin.)

Pr Brian McNamara, scientifique participant et membre de l'équipe chargée du spectromètre Resolve, responsable de l'étalonnage de l'instrument canadien, directeur du département de physique et d'astronomie et directeur de la chaire de recherche en astrophysique de l'Université de Waterloo. (Source : Université de Waterloo.)

La participation de la NASA à la mission rend possible celle de chercheurs canadiens. Grâce au soutien de l'Agence spatiale canadienne (ASC), deux scientifiques canadiens font partie de l'équipe scientifique de la mission XRISM :

Exploration des corps célestes à haute énergie de l'Univers

Grâce à cette collaboration, les astronomes canadiens pourront tenter d'être sélectionnés, à l'issue d'un concours, pour obtenir du temps d'observation afin d'effectuer de la recherche de pointe sur les sources cosmiques de rayons X et sur la structure de l'Univers.

Les astronomes canadiens ont pu aussi se porter candidats au programme XGS (scientifiques invités de la mission XRISM) de la NASA, qui offre l'occasion de faire de la recherche scientifique avec des données collectées pendant la phase de mise en service. Grâce au soutien de l'ASC, la chercheuse canadienne Julie Hlavacek-Larrondo, professeure à l'Université de Montréal, participe au programme XGS.

Pre Julie Hlavacek-Larrondo, scientifique invitée du programme XGS, titulaire de la chaire de recherche du Canada en astrophysique observationnelle des trous noirs et professeure de physique à l'Université de Montréal. (Source : Université de Montréal.)

Poursuivez l'exploration

Date de modification :