Nouvelles - Télescope spatial James Webb

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Les thèmes scientifiques pour le Télescope spatial James-Webb

Les thèmes scientifiques pour le Télescope spatial James-Webb. (Source : NASA)

Des scientifiques canadiens sélectionnés pour analyser les premières données du télescope spatial James-Webb

Sept astronomes canadiens ont la chance d'être parmi les premiers à utiliser les données du télescope spatial James-Webb, dont le lancement est prévu pour le printemps de 2019. Ils étudieront l'effet des étoiles massives sur leur environnement et des exoplanètes sur leur système solaire. Cette initiative s'inscrit dans le programme Director's Discretionary Early Release Science (DD ERS) (disponible en anglais seulement) du Space Telescope Science Institute.

Parmi les 13 propositions acceptées sur plus de 100 soumissions, trois impliquent sept chercheurs de partout au Canada :

  • Els Peeters (cochercheur principal), Université Western
  • Jan Cami, Université Western
  • Bjӧrn Benneke, Université de Montréal
  • Christian Marois, Conseil national de recherches du Canada
  • Brenda Matthews, Conseil national de recherches du Canada
  • Stan Metchev, Université Western
  • Julien Rameau, Université de Montréal

Leurs projets d'observation devraient avoir lieu dans les cinq premiers mois d'activité scientifique du télescope James-Webb.

Les équipes sélectionnées doivent maintenant mettre au point leurs outils de travail, comme les logiciels qui aideront la communauté astronomique mondiale à tirer parti de leurs études.

Webb inclura deux contributions canadiennes importantes : le détecteur de guidage de précision (FGS) et l'imageur dans le proche infrarouge et spectrographe sans fente (NIRISS). Le NIRISS est l'un des quatre instruments scientifiques de Webb et sera utilisé dans six des projets approuvés au titre du DD ERS.

La puissance du télescope permettra aux équipes de recherche internationales de regarder encore plus loin aux confins de l'Univers que son prédécesseur, le télescope spatial Hubble de la NASA.

Webb est une collaboration internationale entre la NASA, l'Agence spatiale européenne et l'Agence spatiale canadienne.

Le télescope spatial James Webb prêt pour un grand gel de 93 jours

Source : NASA/Chris Gunn.

Le télescope spatial James Webb au frais cet été

Le 11 juillet, on a commencé une série d'essais de 93 jours sur le télescope spatial James Webb dans l'énorme chambre d'essais thermiques sous vide du centre spatial Johnson de la NASA à Houston. La chambre d'essais thermiques sous vide sera réglée à un rude 37 kelvins ou -236 °C pour simuler les conditions extrêmes de l'espace. Les essais visent à prouver que le télescope peut supporter ces températures glaciales de l'espace.

Une fois dans l'espace, les instruments hypersensibles du télescope devront rester à une température extrêmement froide pour pouvoir détecter la lumière infrarouge d'objets célestes très sombres et lointains. Un gigantesque écran solaire à cinq couches protégera l'observatoire de toutes les sources possibles de lumière et de chaleur, comme le Soleil, la Terre et la Lune et même de son propre engin spatial.

Les contributions du Canada sont le capteur de guidage de précision, ou FGS, et l'un des quatre instruments : NIRISS, l'imageur dans l'infrarouge proche et spectrographe sans fente.

Le FGS est composé de deux caméras jumelles qui seront les yeux du Webb.

Les images qu'elles fourniront permettront au télescope de trouver sa position, de viser les cibles astronomiques et d'optimiser sa capacité à obtenir des données précieuses.

NIRISS cherchera les premiers et plus distants objets de l'Univers et aidera à révéler la composition de l'atmosphère des exoplanètes.

Une fois les essais thermiques sous vide réalisés, le télescope Webb sera expédié à Northrop Grumman, une entreprise de technologie aérospatiale et de défense pour l'assemblage final, et les essais environnementaux finaux avec l'engin spatial et l'écran solaire. Il sera ensuite chargé sur un navire à destination de la Guyane française pour son lancement prévu en octobre 2018.

Le télescope spatial James-Webb

Source : NASA/Chris Gunn.

Des essaims de galaxies lointaines et des mondes habitables voisins : des cibles de choix pour l'équipe scientifique canadienne du télescope spatial James-Webb

En juin 2017, la NASA a annoncé certaines des cibles que l'équipe scientifique canadienne observera à l'aide du télescope spatial James-Webb (disponible en anglais seulement) environ six mois après son lancement prévu en octobre 2018.

Au moyen de l'imageur dans le proche infrarouge et spectrographe sans fente (NIRISS), un instrument fabriqué au Canada, des astronomes canadiens pourront étudier un vaste éventail de corps célestes. Ils orienteront le télescope James-Webb vers des amas galactiques lointains pour étudier des milliers de galaxies, remontant l'histoire de l'Univers jusqu'au moment de la formation des toutes premières d'entre elles. Ils exploreront aussi l'atmosphère d'une douzaine d'exoplanètes voisines (planètes à l'extérieur de notre système solaire), notamment plusieurs de la taille de la Terre dont les conditions à la surface pourraient être favorables à la vie.

Des astronomes canadiens se verront  allouer du temps d'observation de cet énorme télescope spatial en échange de la contribution de l'Agence spatiale canadienne (ASC). En plus du NIRISS, l'ASC fournit le détecteur de guidage de précision (FGS) du télescope James-Webb. Ces deux instruments ont été conçus, construits et testés pour l'ASC par Honeywell (anciennement COM DEV International) en Ontario. L'Université de Montréal et le Conseil national de recherches du Canada ont apporté des contributions techniques au projet et l'équipe des chercheurs du FGS en a assuré l'orientation scientifique.

Mise à l'essai du miroir primaire du télescope spatial James-Webb

Source : NASA/Chris Gunn.

L'écran solaire du télescope spatial James-Webb

Source : Northrop Grumman.

La construction du télescope spatial James-Webb est maintenant terminée!

Le 31 octobre, la NASA a terminé la construction du télescope spatial James-Webb en ajoutant la dernière couche de l'énorme écran solaire de l'appareil. Cet écran est composé de cinq couches, chacune aussi mince qu'un cheveu, qui bloquent la chaleur du soleil et aident à tenir au frais les instruments scientifiques du télescope.

On a commencé la mise à l'essai intégrale du télescope Webb afin de prouver qu'il fonctionnera dans l'espace. Le 2 novembre, la NASA a réalisé le premier essai, parmi plusieurs, du miroir primaire géant pour s'assurer de son intégrité et de son exactitude.

Ensuite, l'observatoire spatial subira une batterie de tests qui simuleront les dures conditions d'un lancement, après quoi on effectuera une autre mise à l'essai du miroir et on comparera les résultats afin de vérifier la présence d'écarts ou de dommages.