Faits marquants de l'année 2018

La fin de l'année est tout indiquée pour souligner l'excellent travail réalisé partout dans le monde dans les domaines liés à l'espace. Voici certains des faits marquants de l'année 2018, notamment certaines réalisations dont l'Agence spatiale canadienne (ASC) peut être fière. Bonne et heureuse année!

– Le Canadarm2 reçoit une nouvelle main

En janvier, le Canadarm2, bras robotisé géant servant régulièrement à la maintenance de la Station spatiale internationale (SSI), a reçu une nouvelle main. Les astronautes de la NASA Mark Vande Hei et Scott Tingle sont sortis dans l'espace pour remplacer l'effecteur de verrouillage par un nouveau, qui était en réserve à la SSI.

L'autre main du Canadarm2 avait été changée en , en raison de l'usure normale, au cours d'une procédure similaire couronnée de succès. Avec ses nouvelles mains, le bras robotisé peut poursuivre son travail essentiel à la Station spatiale.

Le Canadarm2, le bras robotisé de la Station spatiale internationale, sert à attraper et à amarrer les vaisseaux de ravitaillement, une manœuvre appelée « attrapé cosmique ». (Source : NASA.)

– Le composant OTIS arrive en Californie pour l'assemblage final du télescope James Webb

En février, l'entreprise Northrop Grumman a reçu le dernier module nécessaire à l'assemblage du télescope James Webb. Le module intégré de télescope optique et d'instruments scientifiques (OTIS) est l'élément central du télescope. Il comprend deux instruments canadiens : le détecteur de guidage de précision (FGS) et l'imageur dans l'infrarouge proche et spectrographe sans fente (NIRISS).

Le lancement du télescope James Webb est prévu pour .

Le miroir du télescope spatial James Webb dans toute sa splendeur. (Source : NASA/Chris Gunn.)

– 10e anniversaire de Dextre dans l'espace

En , Dextre a fêté ses 10 ans! Le robot polyvalent canadien a été envoyé à la SSI à bord de la navette spatiale Endeavour en 2008.

Grâce à Dextre, commandé depuis le sol par des spécialistes en robotique de l'ASC et de la NASA, plus de 25 sorties dans l'espace ont pu être évitées. En déléguant des tâches laborieuses à ce robot à tout faire, les astronautes peuvent se concentrer sur les expériences scientifiques réalisées à bord du laboratoire orbital.

Dextre, le robot à tout faire de l'Agence spatiale canadienne, s'apprête à reprendre le transbordement de matériel du vaisseau-cargo Kounotori2 à la Station spatiale internationale. À l'arrière-plan, le Canadarm2 rapporte une palette vide au vaisseau Kounotori2. (Source : NASA.)

– L'Agence spatiale canadienne annonce les équipes retenues pour l'Initiative canadienne CubeSats

En mai, l'astronaute de l'ASC Jenni Sidey-Gibbons a dévoilé le nom des collèges et universités participants de l'Initiative canadienne CubeSats. Cette initiative permet aux professeurs d'établissements postsecondaires de faire participer leurs étudiants à une véritable mission spatiale. Les équipes sélectionnées ont la chance unique de concevoir et de construire leur propre satellite miniature, désigné sous le nom de CubeSats. Une fois mis à l'épreuve et homologués, les satellites miniatures seront lancés vers la SSI, d'où ils seront mis en orbite en -.

Pr Philip Ferguson, Matt Driedger (étudiant) et Valorie Platero (étudiante) de l'Université du Manitoba en compagnie de l'astronaute canadienne Jenni Sidey-Gibbons. (Source : Agence spatiale canadienne.)

– Campagne Strato-Science  et élève de 14 ans qui lance son propre ballon à la frontière de l'espace

Au mois d'août, dans le cadre de la campagne Strato-Science , cinq ballons stratosphériques ont été lancés à partir de la base de ballons stratosphériques de Timmins pour tester de nouvelles technologies et mener des expériences scientifiques. Chaque vol a eu une durée d'environ 10 heures à une altitude variant entre 33 et 36 kilomètres.

De plus, Krishna Nair, élève de l'école Halton Waldorf, en Ontario, a communiqué avec l'ASC pour un projet scolaire qui comportait la conception et le lancement d'un ballon stratosphérique. Elle n'a pas réussi à sa première tentative, mais elle a pu tenter sa chance de nouveau le avec l'aide des ingénieurs de l'ASC. Son lancement a été couronné de succès!

Lancement du quatrième ballon stratosphérique de la campagne Strato-Science . (Source : Agence spatiale canadienne.)

– SCISAT : un succès depuis 15 ans

En août, le satellite canadien SCISAT a fêté ses 15 ans.

Lancée en , la mission SCISAT est une collaboration entre des universités canadiennes, le gouvernement et l'industrie. Le satellite SCISAT aide des chercheurs canadiens et internationaux à mieux comprendre le problème de l'appauvrissement de la couche d'ozone, en s'attardant particulièrement aux changements qui se produisent au-dessus du Canada et dans l'Arctique. Le satellite est toujours opérationnel et l'ASC a prolongé sa mission jusqu'en 2021.

SCISAT continue de bien fonctionner après 15 ans et l'ASC a prolongé sa mission jusqu'en . (Source : Agence spatiale canadienne.)

– L'ASC accueille sa toute première conseillère scientifique, Sarah Gallagher

En , l'ASC a accueilli la Pre Sarah Gallagher comme nouvelle conseillère scientifique du président. Dans le cadre de ses fonctions, elle fait des recommandations et donne des conseils stratégiques dans le domaine des sciences spatiales.

Professeure agrégée à l'Université Western et titulaire d'un doctorat en astronomie et astrophysique, Sarah Gallagher participe également depuis plus de 15 ans à deux projets de recherche en collaboration, un sur les trous noirs supermassifs et l'autre sur les galaxies en interaction.

Sarah Gallagher, Ph. D., conseillère scientifique du président de l'ASC et professeure agrégée à l'Université Western. (Source : Agence spatiale canadienne.)

– Neuf astronautes canadiens se sont réunis pour une causerie unique

En septembre, un événement historique a eu lieu à l'Université l'Ottawa : neuf astronautes canadiens se sont réunis pour une causerie sur l'exploration spatiale.

Les astronautes de l'ASC à la retraite Marc Garneau, Steve MacLean, Chris Hadfield, Robert Thirsk, Bjarni Tryggvason et Dave Williams ainsi que les astronautes actifs Jeremy Hansen, Joshua Kutryk et Jenni Sidey-Gibbons ont répondu à des questions sur l'avenir de l'exploration spatiale. Revoyez cette causerie unique!

L'ASC a tenu un événement historique : neuf astronautes canadiens ont parlé de l'avenir de l'exploration spatiale. (Source : Agence spatiale canadienne.)

– Le dernier des trois satellites de la mission de la Constellation RADARSAT est livré en Californie

En octobre, un important jalon a été atteint lorsque le troisième et dernier satellite de la mission de la Constellation RADARSAT (MCR) a été livré par MDA, l'entrepreneur principal du projet, à sa société sœur SSL basée en Californie en préparation du lancement.

Après plus de cinq ans de construction et de tests, les trois satellites sont réunis pour le lancement, prévu au printemps . MDA, une filiale de Maxar, et 125 fournisseurs dans sept provinces canadiennes ont participé à la construction des trois satellites de la MCR.

Le troisième et dernier satellite de la MCR à son départ des installations de MDA le . (Source : Agence spatiale canadienne.)

– L'astronaute canado-américain Drew Feustel est de retour sur Terre

En , l'ASC souhaitait la bienvenue sur Terre à l'astronaute canado-américain Drew Feustel, de retour après plus de six mois à bord de la SSI.

Il faisait partie de l'équipage de la mission Expedition 56 avec l'astronaute Ricky Arnold de la NASA et le cosmonaute Oleg Artemiev de Roscosmos. Durant ses 197 jours à bord de la Station spatiale, Drew Feustel a notamment parlé avec des classes, rejoignant plus de 200 000 élèves dans 29 États américains, et est sorti trois fois dans l'espace pour assurer l'entretien du laboratoire orbital et effectuer des mises à niveau.

L'astronaute canado-américain Drew Feustel et l'équipage de la mission Expedition 56 sont de retour sur Terre. (Source : NASA/Bill Ingalls.)

– Départ de l'astronaute canadien David Saint-Jacques vers la Station spatiale internationale

En , l'astronaute de l'ASC David Saint-Jacques s'est envolé vers la SSI avec ses coéquipiers, l'astronaute de la NASA Anne McClain et le cosmonaute de Roscosmos Oleg Kononenko. Pendant sa mission spatiale, David effectuera une série d'expériences scientifiques, testera de nouvelles technologies et se servira du Canadarm2 pour attraper les vaisseaux-cargos. Il possède toutes les qualifications requises pour sortir dans l'espace s'il lui faut le faire.

Depuis son arrivée à la SSI, David Saint-Jacques a pris part à différentes études scientifiques canadiennes, dont Vection, MARROW et At Home in Space. Il a aussi participé au lancement du livre numérique Le Club des explorateurs afin de susciter l'intérêt des jeunes pour l'espace, l'apprentissage et la lecture. Revoyez cet événement unique!

Décollage de la fusée Soyouz à bord de laquelle se trouve David Saint-Jacques et ses coéquipiers de la mission Expedition 58. (Source : NASA/Aubrey Gemignani.)

– Arrivée de la sonde OSIRIS-REx à l'astéroïde Bennu

En , après un voyage de deux ans et de plus de deux milliards de kilomètres, la sonde spatiale OSIRIS-REx est enfin arrivée à destination : l'astéroïde Bennu!

La mission OSIRIS-REx vise à rapporter un échantillon d'astéroïde sur Terre, pour analyse scientifique. Le Canada, qui participe à une telle mission pour la première fois, a fourni un altimètre laser (OLA) qui sert à créer une carte 3D de Bennu. Grâce à sa contribution, notre pays recevra une partie de l'échantillon de l'astéroïde.

Cette image composite de l'astéroïde Bennu a été créée avec 12 images prises par l'imageur PolyCam de la sonde spatiale à une distance de 24 kilomètres. (Source : NASA/Goddard/Université de l'Arizona.)

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